Searching...
Français
EnglishEnglish
EspañolSpanish
简体中文Chinese
FrançaisFrench
DeutschGerman
日本語Japanese
PortuguêsPortuguese
ItalianoItalian
한국어Korean
РусскийRussian
NederlandsDutch
العربيةArabic
PolskiPolish
हिन्दीHindi
Tiếng ViệtVietnamese
SvenskaSwedish
ΕλληνικάGreek
TürkçeTurkish
ไทยThai
ČeštinaCzech
RomânăRomanian
MagyarHungarian
УкраїнськаUkrainian
Bahasa IndonesiaIndonesian
DanskDanish
SuomiFinnish
БългарскиBulgarian
עבריתHebrew
NorskNorwegian
HrvatskiCroatian
CatalàCatalan
SlovenčinaSlovak
LietuviųLithuanian
SlovenščinaSlovenian
СрпскиSerbian
EestiEstonian
LatviešuLatvian
فارسیPersian
മലയാളംMalayalam
தமிழ்Tamil
اردوUrdu
Introduction à l'économie

Introduction à l'économie

par Jacques Généreux 2001 192 pages
3.48
91 évaluations
Écouter
Try Full Access for 7 Days
Unlock listening & more!
Continue

Points clés

1. L'économie est l'étude des choix face à la rareté, mais sa méthode divise les économistes.

La spécificité de la « science économique » n’est donc pas attachée à un domaine concret d’étude mais plutôt à la façon dont elle mène ses études, à sa méthode d’analyse.

Définition fondamentale. L'économie est la science des choix humains face à la rareté des ressources et à la multiplicité des besoins. Chaque décision implique un "coût d'opportunité", la satisfaction sacrifiée en choisissant une alternative. Cette approche, popularisée par Lionel Robbins, positionne l'économie comme une science universelle de l'action humaine, applicable à des domaines variés comme la religion ou la délinquance.

Homo œconomicus. Le courant néoclassique dominant fonde son analyse sur l'hypothèse de l'homo œconomicus, un individu abstrait, parfaitement rationnel, capable de classer ses préférences et de maximiser son utilité. Cette "rationalité forte" suppose des préférences stables et indépendantes, permettant de construire des modèles mathématiques d'équilibre de marché. Cependant, cette vision est souvent critiquée pour son irréalisme et son hégémonie.

Économie critique. Les courants hétérodoxes, comme le marxisme, l'institutionnalisme et le keynésianisme, rejettent cette conception simpliste de l'individu. Ils mettent en avant l'homo socialis, un être dont les choix sont façonnés par son environnement social, culturel et historique. Ces approches soulignent les limites de la rationalité (biais cognitifs, incertitude radicale) et l'importance des institutions, des rapports de force et des dynamiques macroéconomiques.

2. Les agents économiques, des ménages aux États, interagissent dans un circuit complexe.

L’économie nationale est constituée par les décisions et les actions des millions d’agents économiques individuels qui la composent.

Six secteurs institutionnels. L'économie nationale est un système complexe où des millions de décisions individuelles s'articulent. Pour simplifier l'analyse, la comptabilité nationale regroupe ces acteurs en six catégories principales, chacune ayant des fonctions économiques spécifiques.

  • Ménages : Fournissent travail et capitaux, consomment et épargnent.
  • Sociétés non financières : Produisent biens et services marchands.
  • Sociétés financières : Fournissent services financiers, créent la monnaie.
  • Administrations publiques : Produisent services non marchands, redistribuent revenus.
  • Institutions sans but lucratif (ISBL) : Services non marchands aux ménages.
  • Reste du monde (RDM) : Agent fictif pour les transactions internationales.

Production et valeur ajoutée. Tous les agents réels sont considérés comme "productifs", contribuant à la création de biens et services. La production est mesurée par la valeur ajoutée, la différence entre la valeur de la production et les consommations intermédiaires. Le PIB (Produit Intérieur Brut) est la somme des valeurs ajoutées brutes de tous les producteurs, qu'ils soient privés ou publics, marchands ou non marchands.

Circuit économique. La production génère des revenus qui, une fois distribués et redistribués, sont utilisés pour la consommation et l'investissement. Ce circuit est bouclé par le système financier, qui met en relation les agents ayant une capacité de financement (épargne) et ceux ayant un besoin de financement (investissement). L'équilibre de l'économie nationale dépend de la compatibilité de ces flux sur les marchés du travail, des biens et des capitaux.

3. Les ménages arbitrent rationnellement entre travail, consommation et épargne, mais avec des limites.

Pour l’économiste, un individu rationnel n’est pas nécessairement égoïste, calculateur et infaillible.

Offre de travail. Les ménages répartissent leur temps entre loisir et travail rémunéré pour maximiser leur bien-être. L'offre de travail est généralement une fonction croissante du salaire réel (pouvoir d'achat du salaire). Cependant, cette vision est limitée par la réalité du salariat, où les choix sont contraints par les employeurs, les réglementations et la nécessité de subsistance, rendant l'arbitrage moins "libre" qu'en théorie.

Théorie du consommateur. La consommation des ménages dépend des prix relatifs des biens et de leur revenu. L'effet de substitution (remplacer un bien cher par un substitut moins cher) et l'effet revenu (changement de pouvoir d'achat) influencent la demande. L'élasticité-prix et l'élasticité-revenu (lois d'Engel) mesurent ces réactions, distinguant biens normaux, supérieurs et inférieurs.

Consommation et épargne. Les ménages arbitrent entre consommation présente et future, influencés par les taux d'intérêt réels. Une hausse des taux peut stimuler l'épargne (effet de substitution) ou la consommation (effet revenu). Les théories du cycle de vie (Modigliani) et du revenu permanent (Friedman) suggèrent que la consommation dépend davantage du revenu futur anticipé que du seul revenu courant, ce qui a des implications majeures pour l'efficacité des politiques de relance.

4. Les entreprises maximisent le profit en combinant travail et capital, influençant l'offre globale.

La quête du profit n’est donc pas forcément l’objectif ultime de l’entrepreneur. Mais, pour fonder l’hypothèse de travail de la microéconomie, il suffit que cette quête constitue un objectif intermédiaire tout à fait nécessaire.

Objectif de profit. Bien que les motivations des entrepreneurs soient complexes (prestige, pouvoir), l'hypothèse de maximisation du profit est un postulat central de la microéconomie. Elle est justifiée par la pression concurrentielle qui élimine les entreprises non rentables et par le "capitalisme financiarisé" où les dirigeants sont incités à optimiser la valeur pour l'actionnaire.

Facteurs de production et coûts. Les entreprises combinent travail (temps, qualification) et capital (biens d'équipement, stocks) pour créer de la valeur ajoutée. La productivité (moyenne et marginale) mesure l'efficacité de ces facteurs. À court terme, la loi des rendements décroissants s'applique au travail, entraînant des coûts marginaux croissants. À long terme, les rendements d'échelle (économies ou déséconomies) influencent la productivité globale.

Demande de facteurs et offre. La demande de travail et de capital dépend de leur productivité marginale en valeur comparée à leur coût réel (salaire réel, taux d'intérêt réel). L'investissement est une fonction décroissante du taux d'intérêt réel et croissante du volume d'activité (théorie de l'accélérateur). L'offre globale, quant à elle, dépend de la réaction des salaires à la demande de travail et de la capacité des entreprises à répercuter les coûts sur les prix, pouvant être parfaitement élastique, croissante ou rigide selon la conjoncture.

5. Les sociétés financières créent la monnaie et financent l'économie, sous régulation de la banque centrale.

Les banques créent de la monnaie scripturale pour répondre à la demande des agents non financiers.

Instruments financiers. Les instruments financiers se classent selon leur liquidité, leur échéance et leur négociabilité. Ils incluent les moyens de paiement (billets, pièces, dépôts à vue), les instruments de placement (dépôts non transférables, titres négociables comme actions et obligations) et les instruments de crédit. Les produits dérivés, initialement pour la couverture des risques, sont devenus des outils de spéculation purement financière.

Rôle des opérations financières. Les institutions financières facilitent la rencontre entre les agents à capacité de financement (épargnants) et ceux à besoin de financement (investisseurs). Elles transforment l'épargne à court terme des ménages en financements à moyen et long terme pour les entreprises. Au-delà du financement de l'économie réelle, une grande partie des opérations financières est dédiée à la spéculation, pouvant générer des crises.

Création et régulation monétaire. Les banques créent de la monnaie scripturale en créditant les comptes de leurs clients en échange de créances (devises, crédits au secteur privé ou public). Cette création est limitée par la demande de monnaie, les besoins des banques en monnaie centrale (billets, réserves obligatoires) et la politique de la banque centrale. Le débat sur le circuit monétaire oppose la vision néoclassique (monnaie exogène, multiplicateur de crédit) à la vision keynésienne (monnaie endogène, diviseur de crédit), cette dernière étant plus réaliste.

6. L'État intervient pour les biens publics, corriger les externalités et redistribuer les revenus.

L’État est précisément cette institution qui a le monopole de la force légitime et qui peut effectuer des prélèvements obligatoires sur tous les revenus pour produire les services dont la plupart des agents souhaitent bénéficier sans être incités à en payer spontanément le prix.

Fonction d'allocation. L'État intervient dans la production pour pallier les défaillances du marché. Il fournit des biens publics purs (défense, justice) qui sont non rivaux et non excluables, et que le marché privé ne peut financer. Il corrige également les externalités (effets positifs ou négatifs des décisions d'un agent sur d'autres) par des subventions ou des taxes, et peut nationaliser des monopoles naturels ou des secteurs stratégiques.

Fonction de répartition. L'État redistribue le revenu national via les prélèvements obligatoires (impôts sur la production, le revenu, le patrimoine, cotisations sociales) et les dépenses (subventions, prestations sociales). L'impôt progressif sur le revenu vise à réduire les inégalités. Les cotisations sociales financent la sécurité sociale (maladie, retraite, chômage), combinant logiques d'assurance et de solidarité.

Effets redistributifs. Les politiques économiques, même celles visant d'autres objectifs, ont des effets redistributifs. Par exemple, une réglementation sur le salaire minimum ou une réévaluation monétaire modifient la répartition des coûts et avantages entre agents et secteurs. L'analyse de ces effets est cruciale pour une évaluation complète des politiques et pour comprendre les motivations politiques sous-jacentes.

7. Les échanges internationaux et la balance des paiements lient les économies mondiales.

Toutes les opérations avec le reste du monde donnent lieu à des transferts de monnaie entre l’économie nationale et le reste du monde, qui sont enregistrés dans un compte : la balance des paiements.

Types d'échanges. Les pays interagissent via des échanges de biens et services (importations, exportations), des transferts de revenus (salaires, dividendes, intérêts transfrontaliers) et des mouvements de capitaux (emprunts, investissements directs et de portefeuille). Le taux de couverture (exportations/importations) indique l'équilibre commercial.

Marché des changes. Les transactions internationales nécessitent la conversion des monnaies. Le marché des changes détermine les taux de change, la valeur d'une monnaie par rapport à une autre. Les régimes de change peuvent être flottants (valeur libre) ou fixes (valeur maintenue par la banque centrale), avec des interventions pour stabiliser les fluctuations.

Balance des paiements. Ce compte enregistre tous les flux monétaires entre un pays et le reste du monde. Il se compose de la balance des transactions courantes (biens, services, revenus, transferts) et de la balance des capitaux (mouvements de capitaux non monétaires). Un excédent de la balance globale augmente les réserves de change, tandis qu'un déficit les diminue, reflétant la position extérieure nette du pays.

8. Les marchés théoriques sont parfaits, mais la réalité révèle des imperfections et des ajustements par les quantités.

Pour la plupart des biens et pour le travail, le marché ne marche pas, parce qu’il n’existe pas vraiment !

Théorie de la concurrence parfaite. Un marché idéal est caractérisé par l'atomicité des agents, la libre entrée, l'homogénéité des produits, l'information parfaite et la parfaite mobilité des facteurs. Dans ce cadre, les lois de l'offre et de la demande assurent un équilibre automatique par les prix, signalant l'allocation efficace des ressources et stimulant l'innovation.

Imperfections des marchés réels. La plupart des marchés de biens et du travail ne remplissent pas ces conditions.

  • Atomicité : Oligopoles, syndicats, grandes entreprises.
  • Libre entrée : Coûts d'investissement élevés, marchés peu "contestables".
  • Homogénéité : Différenciation des produits (marques, services), hétérogénéité du travail.
  • Information parfaite : Asymétries d'information, coûts de recherche.
  • Mobilité des facteurs : Rigidités géographiques, professionnelles, personnelles.

Ajustement par les quantités. En l'absence de marchés centralisés et d'information parfaite, les entreprises préfèrent souvent ajuster les quantités (production, stocks, emploi) plutôt que les prix ou les salaires. Les coûts d'ajustement des prix (réédition de catalogues, négociations salariales) et la volonté de maintenir des relations stables avec clients et employés expliquent cette rigidité. Cette divergence est au cœur du débat néoclassique-keynésien.

9. Les crises, l'inflation et le chômage sont des déséquilibres macroéconomiques aux causes multiples.

Si on laisse faire, les mécanismes spontanés du marché risquent d’entraîner l’économie dans un processus de récession de plus en plus grave.

Crises et récessions. Une crise est un retournement défavorable des indicateurs macroéconomiques, suivi d'une récession. Elle peut être causée par un choc de demande (baisse de la consommation, de l'investissement) ou un choc d'offre (hausse des coûts de production). La vision néoclassique prédit un retour automatique à l'équilibre par la flexibilité des prix et salaires, tandis que la vision keynésienne anticipe des déséquilibres durables nécessitant une intervention étatique.

Inflation. L'inflation est une hausse du niveau général des prix. Elle peut être tirée par la demande (excès de demande face à une offre rigide) ou poussée par les coûts (hausse des salaires, matières premières, taxes). C'est toujours un phénomène monétaire, car elle implique une expansion de la masse monétaire. L'inflation par les coûts est souvent auto-entretenue par les anticipations et les conflits sur le partage de la valeur ajoutée.

Chômage. Le chômage se manifeste sous plusieurs formes :

  • Frictionnel : Lié à la recherche d'emploi, compatible avec le plein emploi.
  • Conjoncturel : Dû au ralentissement de l'activité économique.
  • Structurel : Causé par des inadéquations entre l'offre et la demande de travail (mutations industrielles, qualifications inadaptées, substitution capital/travail).
    Les néoclassiques l'attribuent principalement à la rigidité des salaires, tandis que les keynésiens pointent l'insuffisance de la demande globale. Une approche pluraliste reconnaît la multiplicité des causes et la nécessité de politiques combinées.

Dernière mise à jour:

Want to read the full book?
Listen
Now playing
Introduction à l'économie
0:00
-0:00
Now playing
Introduction à l'économie
0:00
-0:00
1x
Voice
Speed
Dan
Andrew
Michelle
Lauren
1.0×
+
200 words per minute
Queue
Home
Swipe
Library
Get App
Create a free account to unlock:
Recommendations: Personalized for you
Requests: Request new book summaries
Bookmarks: Save your favorite books
History: Revisit books later
Ratings: Rate books & see your ratings
250,000+ readers
Try Full Access for 7 Days
Listen, bookmark, and more
Compare Features Free Pro
📖 Read Summaries
Read unlimited summaries. Free users get 3 per month
🎧 Listen to Summaries
Listen to unlimited summaries in 40 languages
❤️ Unlimited Bookmarks
Free users are limited to 4
📜 Unlimited History
Free users are limited to 4
📥 Unlimited Downloads
Free users are limited to 1
Risk-Free Timeline
Today: Get Instant Access
Listen to full summaries of 73,530 books. That's 12,000+ hours of audio!
Day 4: Trial Reminder
We'll send you a notification that your trial is ending soon.
Day 7: Your subscription begins
You'll be charged on Jan 17,
cancel anytime before.
Consume 2.8× More Books
2.8× more books Listening Reading
Our users love us
250,000+ readers
Trustpilot Rating
TrustPilot
4.6 Excellent
This site is a total game-changer. I've been flying through book summaries like never before. Highly, highly recommend.
— Dave G
Worth my money and time, and really well made. I've never seen this quality of summaries on other websites. Very helpful!
— Em
Highly recommended!! Fantastic service. Perfect for those that want a little more than a teaser but not all the intricate details of a full audio book.
— Greg M
Save 62%
Yearly
$119.88 $44.99/year/yr
$3.75/mo
Monthly
$9.99/mo
Start a 7-Day Free Trial
7 days free, then $44.99/year. Cancel anytime.
Scanner
Find a barcode to scan

We have a special gift for you
Open
38% OFF
DISCOUNT FOR YOU
$79.99
$49.99/year
only $4.16 per month
Continue
2 taps to start, super easy to cancel
Settings
General
Widget
Loading...
We have a special gift for you
Open
38% OFF
DISCOUNT FOR YOU
$79.99
$49.99/year
only $4.16 per month
Continue
2 taps to start, super easy to cancel